L’Agenda 21, c’est quoi?

L’Agenda 21 est un programme de mise en œuvre du développement durable pour le XXIème siècle. Il a pour ambition de concilier les préoccupations environnementales, les enjeux sociaux et le progrès économique.
Dans 40 chapitres regroupés en quatre sections, l’Agenda 21 identifie les enjeux et les défis des prochaines décennies et propose diverses solutions pour concrétiser les 27 principes généraux énoncés dans la déclaration de Rio (1992). Les principes sont répartis en quatre grands domaines d’action:
  • Les questions sociales et économiques (coopération internationale, lutte contre la pauvreté, modification des modes de consommation, promotion de la santé publique, démographie,…)
  • La conservation et la gestion des ressources (protection de l’atmosphère, lutte contre le déboisement et la désertification, agriculture durable, conservation de la diversité biologique, protection de la ressource eau, gestion des produits chimiques et des déchets dangereux,…)
  • Le renforcement du rôle des « grands groupes » (les femmes, les enfants et les jeunes, les peuples autochtones, les ONG, les travailleurs et leurs syndicats, l’industrie, la communauté scientifique et technologique, et les agriculteurs.)
  • Les moyens d’exécution (instruments financiers, juridiques et politiques, transfert des écotechnologies, promotion de l’éducation, de la sensibilisation et de la formation, …)

Ecole et Développement Durable : Agenda 21 scolaire.

Comme tous les autres niveaux territoriaux, les écoles peuvent s’inscrire dans une démarche Agenda 21 pour aborder le développement durable. Pour une école, les enjeux s’articulent autour des engagements suivants :

  • Un engagement de la communauté éducative à travailler pour la qualité de l’environnement et à être attentive au bien-être de l’élève et des membres du personnel. S’engager vers un développement durable, c’est gérer de manière durable et responsable les ressources, c’est à dire réaliser des économies d’eau, d’énergie et de matières en utilisant les meilleures technologies disponibles. Cette stratégie induit la mise en place durable d’une politique d’achat intégrant les critères environnement, santé, éthique et social. C’est également prévenir les différentes pollutions (air, sol, eau) générées par les activités de l’école. Par ailleurs, nul ne peut ignorer à l’heure actuelle l’influence qu’exerce l’environnement physique sur le moral, le bien-être, le stress et le rendement intellectuel. L’école doit être considérée comme un lieu de vie. Il importe d’envisager les dimensions sociales et matérielles dans lesquelles évoluent les élèves et enseignants (normes de sécurité et d’hygiène, cadre de vie général dans l’école, activités conviviales, alimentation saine et équilibrée, lutte contre les inégalités, diversité culturelle…).
  • Un engagement de la communauté éducative pour un processus participatif Le principe de citoyenneté est au cœur de l’Agenda 21. Il doit se construire en concertation avec les élèves, les enseignants, la direction, le personnel administratif et technique sans oublier les partenaires extérieurs. En outre, entrer dans une perspective de développement durable n’est pas agir uniquement dans l’enceinte de l’établissement, c’est également favoriser un échange avec l’environnement et les collectivités locales (commune, entreprises, maisons de personnes âgées, associations,…). Ces partenariats interviennent d’une part pour soutenir l’école dans ses projets et d’autre part pour stimuler les liens entre l’école et son environnement (quartier, commune, province, région).
  • Un engagement de la communauté éducative pour une éducation au Développement Durable Un Agenda 21 dans une école est avant tout un outil qui favorise l’intégration des dimensions du développement durable dans les programmes de cours, la gestion des bâtiments et les projets scolaires. Il offre un cadre d’action pédagogique pour que les jeunes deviennent de futurs éco-citoyens, adoptent un regard plus solidaire sur les autres et sur la planète et rompent avec les habitudes de consommation non durables. En effet, les impliquer dans une telle démarche contribue à les familiariser avec les processus participatifs et les responsabiliser.

En résumé, pour être efficace, l’éducation au développement durable doit être incorporée dans les programmes de cours, les pratiques de gestion des établissements, les projets d’établissement et comporter nécessairement les caractéristiques suivantes : L’interdisciplinarité et la transversalité des projets : le croisement des thématiques (éducation à l’environnement, éducation à la santé, éducation à la citoyenneté, éducation à la solidarité) et le décloisonnement des disciplines (français, morale, sciences, géographie, histoire,…) constituent une approche innovante pour approcher la complexité du développement durable. L’adoption des pédagogies actives : la pédagogie par projet, la résolution de problèmes, l’analyse systémique permettent à l’élève de développer une pensée critique qui l’amènera à faire les liens entre ses propres choix, ceux de l’école et les enjeux globaux du développement durable. Par ailleurs, ces méthodes concourent à développer chez les jeunes les compétences transversales requises par le décret mission de la Communauté Française. L’éco-citoyenneté : la formation à l’impact sur l’environnement, les ressources, la santé et la sécurité d’une activité est importante pour que les jeunes adoptent les bonnes habitudes dans leur futur métier. Plus particulièrement, cette formation couplée à la mise en œuvre à l’école des meilleures techniques disponibles (éco-gestion, éco-construction, etc.), constituera un plus pour l’entrée dans le monde du travail (enseignement technique et professionnel par exemple.).